MA  SANTÉ, j’y tiens,

MA SANTÉ, j’en prends soin !!

Sérenité        bjectif Santé

Les sportifs sont convaincus (ou se font convaincre) que ces suppléments sont « indispensables » pour atteindre leurs objectifs (performance, prise de masse).

Le culte du corps « parfait » pousse de plus en plus de personnes à consommer des substances synthétiques sensées contre-balancer les effets néfastes d’un déséquilibre alimentaire, parfois associé à une alimentation industrielle saturée en additifs  dont les effets sur l’organisme sont une bombe à retardement.

Les personnes fatiguées et/ou stressées se tournent aussi facilement vers des pilules « miracle » pour retrouver la forme.

Mais ATTENTION : comme leur nom l’indique, ce sont des substances qui ne doivent être consommées que lorsqu’une carence vraie est avérée.

Il ne faut pas les confondre avec les compléments nutritionnels (médicaments utilisés à des fins thérapeutiques chez des personnes dénutries).

Certaines molécules ont fait l’objet d’études préalables pendant plusieurs années en laboratoires puis des essais cliniques sur l’homme, avant d’être autorisées à être mises sur la marché et commercialisées dans les pharmacies : ce sont des médicaments dont les effets bénéfiques et les risques associés ont été évalués.


D’autres substances sont mises en vente par différents biais sans avoir  dû démontrer  leur rapport bénéfices / risques : ce sont alors les consommateurs qui achètent aveuglément ces produits qui sont les testeurs « grandeur nature ». Or, nous savons qu’il faut  parfois 10 à 15 ans, voire plus, pour connaître précisément les effets d’un produit sur l’organisme.

Les additifs sont utiles pour obtenir une stabilité.

En ce qui concerne les médicaments, on parle d’excipients, dont certains peuvent entraîner des troubles (connus). Leur utilisation est limitée par une liste bien précise et réglementée.

Les additifs utilisés par les laboratoires de compléments alimentaires non pharmaceutiques ne font pas forcément partie de cette liste contrôlée, et on ne sait pas quel(s) effet(s) supplémentaires ils provoquent.

La consommation de compléments alimentaires de toute sorte ne cesse d’augmenter d’années en années, alors que la qualité de l'alimentation ne cesse de se dégrader, le tout s'accompagnant d’une activité physique souvent non adaptée (insuffisante ou  trop intensive).

C’est un constat inquiétant, qui va à l’encontre d’un bien-être, d’une bonne santé, et d’un allongement de l’espérance de vie

Chez le (la) sportif(ve), les besoins nutritionnels sont modifiés par rapport à une personne sédentaire : son organisme devra assurer les fonctions vitales, mais aussi l’activité physique.

Une alimentation adaptée permet dans la majorité des cas de répondre à ces besoins.

Le problème arrive lorsque le sportif (ou la sportive) cherche à atteindre un objectif au-delà des capacités physiologiques de son organisme, que ce soit dans la performance ou dans l’aspect physique.

Ainsi, les « marchands de rêves » arrivent facilement à leur vendre des produits « miracle ».

Cela commencent souvent par une prise de vitamines ou minéraux (inoffensifs, uniquement si l’organisme en manque), puis de protéines, quand ce ne sont pas d’autres substances dopantes.

Pour les personnes qui veulent avoir un corps « parfait », notamment quand arrive le printemps… à l’approche des vacances d’été, au lieu de rééquilibrer leur assiette et de faire une activité régulière et efficace, elles préfèrent la solution de facilité qui leur est vendue : des produits « à base de plante » qui leur promettent de retrouver une silhouette idéale.

Quant à la vie stressante et fatigante du quotidien, il est beaucoup plus facile de croire que des « boosters » vont nous redonner la vitalité plutôt que de prendre le temps de dormir (le sommeil représente environ 1/3 de notre vie, mais il est aussi utile que la nutrition et l’activité physique bien menée).

Or, lorsqu’une substance entre dans l’organisme (quelle que soit la porte d’entrée : aliment, respiration, injection, peau…), celui-ci a 3  possibilités :


1/ il  en a besoin + il fonctionne bien : il l’utilise = tout va bien


2/ il n’en a pas besoin :


A/ il la stocke

- en vue d’une utilisation future : exemple :

-> les sucres « rapides » sont transformés en masse graisseuse pour servir d’énergie en cas extrême

- car il ne peut pas l’éliminer (exemple :

-> le calcium en excès va former des microcalcifications au niveau articulaires, ou former des calculs rénaux ou hépatiques

-> le tabac et ses très nombreuses substances associées, comme le goudron : formation de dépôts toxiques.


B/ il cherche à l’éliminer :

exemples :

> les protéines, dont la consommation est déjà largement supérieure aux besoins physiologiques de l’organisme, mais que l’organisme est incapable de stocker pour une utilisation ultérieure.

> l’alcool

Les organes d’élimination (reins, poumons, foie) sont très fortement sollicités et fonctionnent au-delà de leur capacité initiale, entraînant des pathologies…. de (nombreuses) années plus tard…

Mise en à jour Septembre 2019

Les compléments alimentaires sont souvent vendus comme des produits « naturels »,  « d’origine végétale », « bio » … etc.


Mais,  ne faut pas oublier que :


- ils sont obtenus par synthèse, ce qui ne les rend pas du tout assimilables comme les nutriments naturels des aliments.

En effet, on n’observe pas de  pas de surdosages en micronutriments (vitamines, minéraux) via l’alimentation, mais ce n’est pas le cas avec des produits fabriqués industriellement.


Exemples :


-> la vitamine A (rétinol) est toxique à forte dose : des cas de cancers du poumon ont été rapportés après ingestion de (pro) vitamine A sous forme complément alimentaire.


-> la vitamine C (acide ascorbique) synthétique peut entraîner un surdosage, et, au lieu de jouer son rôle protecteur (effet anti-radicalaire = anti-oxydant), elle devient oxydante à son tour et participe à la formation de radicaux libres, responsables du vieillissement, de de certains cancers ou autres pathologies.


. Et ce « ne » sont pourtant « que « des vitamines…

Idem pour les produits « à base de plantes » :

-> la phytothérapie permet de soigner certains sypmtômes à partir de parties de plantes bien précises dont on a extrait des principes actifs, qui sont dosés précisément (on dit qu’ils sont « titrés » : seule l’industrie pharmaceutique peut en être garante.

-> l’aromathérapie permet de traiter certains symptômes grâce aux huiles essentielles, qui sont des principes actifs, extraits par des procédés bien particuliers. Ils sont très fragiles et doivent être conservés dans des condition de luminosité, et de température particulières. Ils hyper-concentrés. Leur utilisation doit être faite avec prudence : il existe des contre-indications.

Il faut aussi s’assurer de la qualité (provenance, extraction…) des huiles essentielles,

Malheureusement, la réglementation les a fait sortir du monopole pharmaceutique, et on trouve donc sur le marché un certain nombre de produits qui se révèlent dangereux, sans compter qu’ils sont souvent mal utilisés.

-> il existe naturellement des plantes toxiques : l’appélation « à base de plante » n’est pas un gage de sécurité (certains traitements anti-cancéreux sont aussi directement issus des plantes!)

Toutes les raisons sont bonnes (ou mauvaises) pour prendre des «denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006).


Contact
COMPLEMENTS ALIMENTAIRES